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Groupe de paroles SDIT

        

JSL - mercredi 25 février 2009

Toxicomanie
Le SDIT va créer un groupe de parole pour les parents


Parce que la toxicomanie d'un enfant ou d'un proche peut faire éclater la cellule familiale, parce que décrocher d'une addiction exige une prise en charge globale, un suivi psychologique autant que médicamenteux. Le SDIT crée un groupe de parole pour les parents et un groupe de médiation pour les consommateurs.
Les chiffres de la dernière étude en date sur les consommations de tabac, d'alcool et de stupéfiants des jeunes de 16 ans viennent juste de sortir et battent en brèche certaines idées reçues. En particulier celle d'une hausse des consommations. L'étude portant sur 2 800 élèves de France entière appartenant à 321 établissements scolaires atteste une baisse de la tabagie quotidienne. 6 ados sur 10 disent avoir déjà fumé sune cigarette en 2007, en 1999, ils étaient 8 sur 10. Ils étaient 31 à déclarer avoir usé de cannabis en 2007 contre 35 % en 1999. Les consommations régulières semblent aussi baisser. Des chiffres nationaux qui valent aussi pour le local. Il faut dire aussi que depuis quelque temps, la résine de cannabis semble plus difficile à trouver à Chalon comme dans tout le territoire national, effet d'un marketing des dealers qui mettent sur le marché la cocaïne dont les effets sont plus rapidement dévastateurs.
Pour Catherine Delorme directrice du SDIT, antenne de la Sauvegarde 71, ces chiffres en baisse sont directement à rapprocher de la politique de prévention des risques et d'information des jeunes qui porte ses fruits.
Prévention auprès des jeunes consommateurs, des consultations gratuites et anonymes avec CannAgir, des interventions dans les établissements scolaires, auprès des professeurs, infirmières scolaires et globalement auprès de tous les professionnels susceptibles d'être en contact avec des consommateurs.

Éduquer à faire le bon choix
« On explique les risques liés à tel ou tel comportement, on doit éduquer les jeunes à faire le bon choix. Des jeunes qui viennent consulter par suite de pression familiale, des familles qui ne savent plus comment s'y prendre avec un ado tout mou qui ne se lève plus le matin et n'a plus guère envie de rien faire. Les parents se sentent vite impuissants devant ce problème. Les jeunes peuvent aussi être aiguillés, à moins que ce ne soient la justice ou les petits copains ou petites copines. Rarement, la démarche vient des jeunes eux-mêmes parce que leurs notes baissent ».
Le SDIT a reçu 116 jeunes consommateurs sur Chalon via la consultation CannAgir qui existe depuis 4 ans et 248 sur tout le département, une augmentation de presque 10 %.

Contre le tout répressif
En matière de toxicomanie, on le sait bien la répression est une chose, elle doit exister d'autant que Chalon est un point de passage important des marchandises venues des Pays-Bas ou du Maroc.« Mais tout interdire, tout réprimer n'améliorera pas la situation des toxicomanes ni des futurs consommateurs, l'interdiction n'évite pas le problème » explique Catherine Delorme. La prévention doit avoir droit de cité, les crédits sont discutés chaque année et les inquiétudes de poindre pour le prochain budget alors que l'on sait que les produits stupéfiants sont de plus en plus nombreux. Résurgence du LSD, de l'opium, augmentation de la cocaïne sur fond de proposition de loi de faire passer le Subutex au rang des produits stupéfiants. Soit empêcher les généralistes de le prescrire et rendre finalement un accès au soin plus difficile voire plus long. Prévenir les consommations ou décrocher de la toxicomanie, un chemin long et difficile voir impossible sans aide extérieure.

Pour participer au groupe de parole, contacter le SDIT : 03.85.90.90.60. N°Azur pour CannAgir 0810.14.03.07.

Meriem Souissi